Championnat de France de Triathlon Longue Distance, à Vichy


Compte Rendu de Pauline:


Salut,

Voilà mon retour sur le championnat de France de triathlon Longue Distance à Vichy ce weekend. C’était l’objectif de ma saison et la conclusion rapide, c’est que j’ai bien foiré… Je suis très fatiguée depuis plusieurs mois, je dors peu et donc je ne récupère pas. Du coup l'entraînement est difficile depuis le mois de mars. Virus ? Ras-le-bol ? burn out ? Je ne sais pas quelle est la cause mais ça déconne plein gaz.

Arrivée la veille avec Isa, Aloys et Seb dans un appartement pas loin du départ. Toute petite nuit dans la même veine que ces derniers mois, je sens que la journée va être compliquée.

 

Nat : L’eau est froide, noire, il y a un courant de fou et on part face au courant. Tout va bien se passer ! Je me mets à une extrémité pour ne pas me faire trop monter dessus et ça ne se passe pas si mal. J’arrive à poser ma nage, prendre des pieds et accélérer un peu quand je me sens bien. Jusqu’à l’arrivée de la meute de garçons qui sont partis seulement 5 min derrière nous. Et là c’est le drame… Pas de quartier, on se fait monter dessus, c’est la guerre ! Je me mets en mode survie en attendant la 1ere bouée qui ne vient jamais (ben oui, face au courant on avance beaucoup moins vite forcément). Voilà enfin la bouée de demi-tour mais impossible de la passer, le courant est trop fort, je recule dès que j’essaie de lever la tête pour voir ce qu’il se passe. Je m’y reprends à 3 fois et finis par mettre le pied sur la chaîne et pousser pour m’en dégager. Ouf ça y est. Le retour se fait plus rapidement évidemment.

 

Vélo : Le vélo c’est ma partie donc je pars en appuyant fort. J’ai un objectif de watts et j’arrive à le tenir jusqu’au 70e km. Malheureusement l’objectif était peut-être un peu trop élevé pour ma petite forme du moment et avec un parcours super exigeant. Il n’y a aucun moment de repos, des relances en permanence, des toboggans usants, ça roule à bloc dans les descentes qui ne sont pas raides donc il faut en remettre. Bref, aucun moment de répit. J’arrive au parc bien émoussée mais avec l’impression d’avoir fait le job, peut-être un peu trop d’ailleurs... J’espère que ça va tenir.

 

CAP : Bah ça tiendra 3 km ! C’est pas beaucoup pour un L… Les 7 derniers km du premier tour commencent à être bien compliqués avec des douleurs affreuses dans les cuisses que je n’arrive pas à faire passer. Je commence à me dire que je vais mettre la flèche parce que mes jambes ne répondent plus et que refaire 10km dans ces conditions, ça ne me parait pas faisable. Mais mon cerveau pas très irrigué repart quand même sur la 2eme boucle alors que mes jambes veulent s’arrêter ce qui va se solder par une série de titubages inquiétants… La galère commence vraiment. Je trottine à une allure de mamie dans une souffrance extrême. Lever les pieds devient presque impossible alors je les traîne lamentablement sur le sol (bonjour les semelles carbones !) Je me donne comme objectif de m’arrêter à chaque ravitaillement pour pouvoir marcher et m’hydrater mais à la fin ils n’arrivent plus assez vite et je suis obligée de marcher pendant de longues minutes interminables et douloureuses. Au 15eme km, la fille que j’avais lâchée au départ de la CAP me reprend et m’encourage à retrottiner, de toute façon il faut bien rentrer, elle finira 3eme V2. A force de marche/trot je rallie enfin l’arrivée en mode zombie à une 4e place V2 anecdotique.

 

Je suis évidemment déçue de ne pas avoir pu m’exprimer en cap comme je l’espérais mais vue la forme du moment, je ne pouvais pas espérer beaucoup mieux. Un petit break pour réparer la tête et le corps et on verra pour la suite. Inscrite sur le M d’Embrun dans 2 semaines, pas sûre d’être remise.

La bise

 

Pauline