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TRISTAR de Lyon.

publié le 17 juil. 2011 à 12:27 par Sébastien E.   [ mis à jour : 17 juil. 2011 à 12:32 ]
CR Thierry:

En cherchant les résultats ce matin, je tombe sur le blog / forum de Rillieux, où le tristar Lyon est passé au concassage fin des puristes (qui n’ont pas participé…) : rien à sauver (« trop cher » = c’est vrai ; « médiatisé mais sans succès, peu de participants et de spectateurs » = c’est assez vrai… ; « trop cher pour la ville » ; « pas d’arbitres donc ça va drafter à mort » = pas vrai ; « fait pour les handicapés du triathlon, le tri c’est format ironman ou rien »… etc).

Donc le truc ne laisse pas indifférent… Et vu de près, c’est vrai que c’est du pur produit marketing (mais comme IM me semble-t-il…) ; c’était effectivement aussi un peu un marteau pour écraser une mouche (150 environ sur le grand format ; organisation nettement lourdingue avec 3 sacs et vélo à déposer la veille, alors que pour 150, on pouvait tranquillement faire ça le matin) ; et effectivement à part 3 / 4 star seules dans leur monde (Sudrie, Chabaud, Guillaume), c’était pas franchement dense, ….mais…..

- Je fais qd même remarquer que sur 150, j’ai bien du sortir 130e de l’eau, donc dans les 15 derniers pourcents, comme sur tout autre « vrai » tri, et devant ils ressemblaient plutôt à des triathlètes, pas à des cyclistes manchots,

- Faut peut-être voir ça comme une action humanitaire pour les faibles d’épaules ?

- même si le parcours à pieds aurait mérité de passer en plein centre dans la presqu’île (comme le lyon urban trail), une épreuve dans Lyon, c’était qd même sympa !

Sinon, côté course, venant en voiture de l’Ouest de Lyon, j’ai le temps de biens scruter les nuages très noirs déjà pas très loin de Lyon à 6h du mat., donc… un peu pessimiste quant à une course au sec… Tiens tiens, Météo France, qui annonce la pluie l’AM, se serait-elle fourvoyée ??

Sur place, content de voir quelques autres Salamandres, Steph et Yves qui montent dans le car vers le départ nat. Je m’y rends en courant, histoire de chauffer un peu… Sensation vraiment pas top, bahhh, ça va s’arranger, faut que la machine se mette en route… ??? Ben non, une fois dans l’eau, rien que la traversée de Saône sur 300 m pour rejoindre la ligne de départ sur l’autre rive, me paraît interminable… et ça va être comme ça pendant les 1000 m qui suivent… Bilan, moi qui espérait passer pas trop plus de 20’ dans l’eau (aidé par la combarde, et le sens du courant !?), je sors en quasi 27’ :-( pas eu du tout l’impression d’être porté par les flots, ni que mes bras voulaient travailler un ptit peu ce matin…

Je sors de l’eau en songeant que mon seul espoir de longue distance réside sûrement dans le … duathlon (quelqu’un veut m’accompagner à Zofingen en 2012 ?).

Après une transition la plus longue de l’histoire de la discipline (mais, mais, je me suis équipé pour la pluie…hé hé) maintenant le vélo, on va pouvoir se faire plaisir !? Pendant les 15 premiers km de vallée, effectivement c’est pas trop mal… mais dès qu’on tourne à gauche dans la montagne, nous voilà de nouveau plein d’eau (moi la Saône me suffisait largement), et sans être vraiment le déluge sauf au début, ça va durer pendant les 70 km qui suivent… Donc on gère, je croise Steph puis Daniel dans le premier tour, passé sans encombre, malgré des descentes plutôt « techniques »... Au 2e tour (après avoir la surprise de me faire sympathiquement encourager -et déposer très proprement - par Romu en début de bosse) le temps s’assèche un peu en haut du mont Verdun, encourageant…J’arrive à hauteur d’un gars assis sur le bord de la route son boyau entre les mains, tiens, pas de chance ! 20 m plus loin, sifflement très net mais sur ma roue à moi, et gros trou bien propre (comme tout le monde au bout du compte !). Bilan, changer une chambre sur une roue toute dégueu, les doigts poisseux, c’est pas la grande efficacité. Après 10’ à me bagarrer avec ma mini pompe, de nouveau en selle, je me retrouve (et ça c’est plombant !) à re-doubler les même gars que j’avais passé au même endroit un tour plus tôt…. Tout ça avec l’angoisse de pas avoir pris une 2e chambre, vu les nids de poules qui attendent ma roue mal gonflée dans les descentes… mais le saint patron du triathlon (dit « le boss ») est sans doute avec moi, car je finis mon 2e tour sans me rendre compte… que ma roue sera de nouveau à plat 1h plus tard (merci la crevaison lente!).

4h de vélo, ye souis un peu cramé pour entamer la CP, mais comme disent Yves et Romu, c’est que 10 bornes… Un tour pour se mettre en jambe et faire disparaitre ce p___ de point de côté (lactate quand tu nous tiens), et le 2e se passe finalement quasi mieux (de là à dire qu’il me fallait un semi ?), et si le parcours est pas très glamour, il est bien ramassé, c’est assez bonnard de voir famille ou copains de passage au gré du circuit.

Fin en 5h40, quand je pensais que ça pouvait se plier en 5h15… = parcours plus dur que prévu….et…. « travailler moins pour s’entrainer plus en gagnant pareil ou plus » (un peu tordu comme slogan de campagne 2012 ?)



Bravo à mes collègues Salamandre (c’était quand même un peu plus que la petite promenade du dimanche après midi, ce truc !), et aux 2 pompiers, qui sans bruit et à 2, ont fait chauffer le bitume !

PS : la théorie du complot ? (au bilan, on a tous crevé une ou 2 fois, c’est pas possible, c’est un coup d’un (du) vendeur de rustine!?)


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CR Yves:


Finalement il vaut mieux terminer 1 er ou à défaut dernier pour être une vedette.

Avant de commencer mon CR , un grand merci à Daniel , sans lui je ne sais pas si j'aurai pris le départ de cette épreuve, et c'est encore lui qui avait progammé durant les quinze jours précédent un programme d'entraînement, programme que j'ai suivi à la lettre, pour une fois.

Dans la navette qui nous emmenait au ponton de départ, Stéphane était assi près de nous. Compte tenu de mon stress, il était aux petits soin pour m'encourager, je pense que tout bas il se disait en voilà un qui va rentrer dans le challenge du club et marquer ses premiers points.

Le départ est donné, après un km de nat, je sors et surprise il y a encore pas mal de monde dans l'eau. Tu vois Louis, il y en a qui nage encore moins vite.

Le Vélo , dur dur, je n'ai pas de jambes, difficile il faut gérer les 106 km et 1237 m de déniv positif au compteur. La pluie vient corser le tout, habillé du strict minimum , je suis transit de froid dans les descentes . Le comble dans la dernière descentes du 1 er tour, je crève.

Le TRISTAR sera terminé pour moi, je prends le temps de changer la chambre à air et me voilà reparti. Arrivé à la fin du premier tour, je cherche le fils, afin de justifier mon abandon . Mais où se cache t-il ? Personne je repart à l'assau du second tour, là les jambes tournent bien, le moral revient.

Pas pour longtemps , une deuxième crevaison vient stopper cet optimiste., pendant que que je change la chambre , mes riveaux se font plaisir à me doubler

Je repars , là il faut mettre le turbo , coûte que coûte, il faut pas terminer le dernier, le déshonneur. Hélas les concurrents que je vais doubler dans cette partie cycliste vont rennoncer à courrir.

Ensuite à la transition RUN , Romu, Seb, Claudine m'encouragent. Je me confie à Romu "je crois qu'il vaut mieux que je renonce à courrir ", la réponse de Romu " quoi tu plaisante 10 km à pieds c'est de la rigolade ", pour lui mais pas pour moi.

C'est parti pour 10 km, en deux tours, à la fin du 1 er tour je double un concurrent qui va renoncer de poursuivre.

Là , la route est grande ouverte pour une arrivée triomphale , cette dernière place tant convoitée, Pierre qu'en pense tu.

Enfin me voilà rentré dans le challenge, Mathieu doit être fier de moi.

Merci à Thierry que j'ai vu une fois la ligne franchie.

A plus pour de nouvelles aventures.
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