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Les 1ères impressions.

publié le 17 août 2012 à 10:06 par Sébastien E.
JB:

Première fois : 3.8 km de nat, 42.195 de cap et format Iron Man...

Lundi aprème, je retrouve Romu et sa famille au camping ou je m'installe à côté d'eux et de leur super Van "Westeufly"... Ensuite, nous retrouvons Lolo avec sa famille également sur la plage bondée, et nous allons faire quelques bouées pour se rafraîchir et se dégourdir les bras... Et enfin, Didier arrive, déjà en retard par rapport à moi... ;-)
Le lendemain est une journée agréable, avec retrait des dossards le matin et un petit enchaînement de 45 km en bicyclette avec Didier pendant que Romu et Lolo tentent de distiller l'alcool qu'ils ont absorbé la veille en courant en plein soleil... l'aprème sera détente, baignade et dépose de vélo... Gérald et ses enfants arrivent en fin de journée et Brigitte en milieu de nuit...

Jour J : réveil à 4h00 du mat mais j'ai du mal à me sortir du lit... trop tôt... je repique 10 minutes... et après c'est la course car Didier m'attend à 4h45 à l'entrée du camping... Là, c'est moi qui ai 5 minutes de retard... SNCF oblige...
Direction le parc à vélo ou je m'arrête marquer mon territoire (ou donner à manger aux biches comme dirait Rico)...
Ensuite, préparation du matos en essayant de penser à tout... Pas facile avec tout le merdier que j'ai dans la caisse... Et pis là il faut bien penser à la bouffe, mon point faible...

Nat : je n'arrive pas à me placer mieux qu'en troisième ligne sur la ligne tellement les coudes sont serrés et du coup le premier kil fut horrible... j'avais peur de perdre la puce car régulièrement on me choppait la cheville et oui j'ai pris des coups, dans la gueule et même dans les couilles... Ensuite à ma grande habitude j'ai agrandi le parcours de quelque dizaines de mètres (dommage pour le gars qui nagait dans mes pieds)... En arrivant dans le parc à vélo, je savais que j'avais fait une nat pas terrible et je vois mon Didier qui termine de se préparer... Pour ma part je ne perds pas de temps et fait une transition rapide et rattrape Didier dès la sortie du parc à vélo...

Vélo : Alors là, c'est dur, car tu te sents bien, tu as l'impression de survoler l'asphalte avec les boyaux gonflés à 10 bars et il fait super bon, pas trop chaud, ni trop froid... un bonheur... Au kil 60, je repense à Romu qui me disait que la deuxième fois qu'il avait fait Embrun il avait roulé à 30 km/h de moy sur cette portion et que après il l'avait regretté, et bien moi, je n'étais qu'à 29.8 km/h et je l'ai également regretté... sans doute plus que lui... Brunissard fut dur, et tout le reste aussi... Au col, il y a notre super Philou, Romu en moto avec le fiston de Didier, et Gégé en moto également avec la femme à Didier...
La descente est rapide, 82/83 km/h et surtout fermée à la circulation en contre sens (c'est une course pour toi Nico S)...
Après ça se complique, la chaleur commence à se faire bien sentir et le vent de vallée est énorme... De plus, je commence à avoir vraiment mal au ventre et j'arrive difficilement à m'alimenter... Palon (mais raide) a été horrible, et pire Chalvet m'oblige à mettre 3 fois le pieds à terre pour marcher à cause de crampes aux cuisses et aux mollets... Mais à présent, je me laisse glisser jusqu'au parc à vélo... Et là, je me demande bien comment on peut courrir après ça...

Cap : Cette fois la transition est bien moins rapide, bien que je refuse les services de 2 kinés (ça, ça été vraiment dur, mais je savais qu'après ce serait encore plus dur de repartir...)
A tout moment je m'attends à voir arriver Didier, et sa foulée athlétique alors que moi on aurait dit que je promenais mon chien... Je marche beaucoup dans le premier tour et pas seulement en côte... J'ai toujours ce mal de ventre qui devient de plus en plus douloureux et qui m'empêche de m'alimenter correctement... la seul chose qui passe bien, c'est les bananes... alors là, heureusement que j'aime ça... parce que des bananes, j'en ai bouffé un paquet... et si l'homme descent du singe, et bien il n'y a plus aucun doute pour moi...
à présent, je suis à la recherche d'un chiotte dans Embrun ou je vais me vider... merci la propriétaire du bar, dont je ne me souvient plus le nom, mais qui elle va longtemps se souvenir de mon numéro de dossard (bien que j'ai mis de la bombe)... Malheureusement, celà n'a pas suffit et j'ai toujours mal, ce qui m'obligera à m'arrêter 3 autres fois (dans la nature...)
Didier me rejoint enfin et se met à marcher à ma hauteur pour échanger quelques mots et je m'apperçois qu'il est mieux que moi mais pas beaucoup plus... Au bout d'un moment, je le laisse partir puis le rejoint un peu plus ploin avant la descente de baratier... c'est à ce moment qu'il choppe des crampes et je continu en me disant que ça allait revenir et qu'il me rattraperait plus tard... Je termine mon premier tour et repart pour une boucle... je bouffe des bananes de ravito en ravito avec du coca et de l'eau... soudain je vois mon Didier assis sur une chaise dans un sale état, je tente de le réconforter et lui dit qu'il n'a pas le droit d'abandonner (putain, mes points, merde...) J'apprends plus tard, qu'il est repartit, mais là ça va être compliqué pour lui de revenir car j'ai trouvé un petit rythme qui va bien et que je vais gardé jusqu'au bout... Dommage, j'aurais bien aimé finir avec lui...
Et soudain, la ligne d'arrivée apparaît et tu te mets à courir comme un Kenyan avant de sentir les larmes monter, pas parce que c'est fini, mais parce que tu as fini... quelle bonne sensation, il faut vraiment le vivre pour y croire...

Ensuite, massage, camping, caca (et oui, ça c'est pas fini), 1 saucisse, 1 bière, dodo...

Un grand merci à ma chérie qui à supportée les absences dûes aux entraînements, à Didier avec sa motivation sans failles sans qui je n'aurais pas passé autant de temps à m'entraîner (vraiment un super camarade de jeu), à Romu et sa famille pour le soutient au camping (à ses filles en particuler qui ont fait ma vaisselle, et Marie qui était au petit soin avec moi, sans doute l'habitude de récupérer son gars en miettes...) Merci également à Lolo familly pour la bonne humeur, les encouragements et la tribue des bouchet avec toujours des conneries à répétiton pour leurs deux enfants et également la famille à Didier... Je n'oublie pas également les bons moments passé avec vous à l'entraînement et les mails d'encouragements...

A présent, place à la récup et à ma famille, car cette fois, c'est Caro qui à besoin de moi et pas vraiment pour un objectif sportif...


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