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La CCC 2010

publié le 31 août 2010 à 05:25 par Stéphane G.   [ mis à jour : 1 sept. 2010 à 00:07 ]
Bon ben voilà, une bache de plus à cause de douleurs intercostales. 

Nous sommes partis sous des trombes d'eau et quelques éclairs. Dommage, j'étais pour une fois dans un bon tempo avec un suivi à la minute prêt des temps de passage jusqu'à Arnuva sur un terrain très glissant et beaucoup de prudence dans les descentes. La montée finale du grand Col Ferret a été faite avec des douleurs pas possible au niveau du thorax, je dois me résoudre à laisser partir les 15 gars de devant et la longue descente (24km) jusqu'à Champex s'est faite en alternant marche/course... Putain, c'est long ! Heureusement Olive est là, après un long ravitaillement, discussion et 30 minutes de repos j'essaye de repartir mais au bout de 300m la douleur revient donc : bache sans regret d'autant plus qu'il tombait des gouttes énormes.

La chiotte, il faut que j'aille voir un vétérinaire pour comprendre l'origine du problème qui m'avait déjà bloqué l'année dernière à l'Alpe. Enfin, un grand merci à Olive pour sa présence et son assistance. Effectivement avoir une assistance aux ravitos, ça change radicalement la course. Bravo à El Presidente qui a résisté à Champex à la voiture chaude et qui est reparti vers Bovine avec un renard dans le bec... La décision de bacher à Trient était logique et raisonnable : plus de visibilité, des trombes d'eau, plus de plaisirs. Maintenant place au vélo plaisir et si le temps le permet encore quelques grands cols ? L'UTMB a bien été arreté à cause de la méteo et des nombreuses coulées de boue qui ont coupé le chemin. Décision logique de la préfecture pour éviter d'avoir du cave sur l'itinéraire. La TDS n'est pas partie non plus. Une petite pensée pour la PTL et les 71 équipes qui ont du prendre des seaux d'eau sur la tronche pendant un bon moment.

Rico



Arrivée sur Chamonix jeudi soir, Rico connait toutes les ficelles, retrait des dossards sans soucis. Après un dodo en amoureux dans la camionnette du chamois gapençais, départ tranquille pour prendre la navette direction Courmayeur via le tunnel. Bonne ambiance dans le bus mais la pluie menace. Un petit café 1h00 avant le départ, on retrouve Alain, préparé comme jamais, mais qui semble avoir sa motivation légèrement émoussée... C’est ensuite notre Saint Bernard préféré qui fait son apparition juste à l’heure pour le départ. On  est en première ligne histoire de ne pas être gênés, c’est important quand on part pour 98km et en plus ça me permet de partir trop vite, nickel !

10h00, il  pleut des cordes et le départ est donné. Rico s’envole pour faire partie de la tête de course, moi j’essaye de calmer le jeux mais c’est pas évident quand on est en file indienne. Le cardio s’affole, je pense à Romu et son fameux 85% à ne pas trop dépasser pour aller loin... Mort de rire : 92,93, 99% !!! Je décide de quitter la ceinture du cardio au 30ème, accessoire inutile. Le parcours est grandiose même si le temps est vraiment pourrit. L’organisation est au top, les ravitos impeccables, les volontaires super sympas mais comme c’est dur le trail ! Les montée se font à bloc, les descentes aussi et dès que le relief se calme ils se remettent tous à courir, des malades ! J’en viens à me demander s’ils connaissent le parcours. Franchement les triathlètes sont des fiottes !!! Au bout de 3h00 de course je commence à avoir la tête qui tourne, une hypo à 2500m c’est une première. Bon, je gère tout le temps, les conditions climatiques sont de pire en pire. J’arrive à la mi-parcours et je m’aperçois avec stupéfaction que c’est Rico qui m’encourage juste à coté d’Olivier, mon moral en prend un coup, si lui a abandonné ??? 

Je décide de continuer histoire de voir comment c’est la montagne la nuit. J’avale des pâtes, je change de vêtements et de chaussures, pendant que mes deux coachs me refont mon sac, nickel. Dehors c’est le déluge ! A l’attaque de Bovine le sentier s’est transformé en ruisseau, il faut même franchir un torrent en ayant de l’eau jusqu’aux genoux. La nuit tombe, la pluie continue et le brouillard arrive. Au sommet il y a même un petit grésil qui tombe, je suis transis de froid ! Mais apparait une tente de ravitaillement, je bois une petite soupe de pâtes et je pars dans la descente avec un groupe histoire de pas être seul. On y voit rien et c’est vraiment dangereux, je me demande vraiment ce que je fais là. Je sais qu’Olive et Rico son en bas. 70km et 11h15' de course ça me suffit, je ne me vois pas courir encore 6 à 7h00 comme ça ! La pluie redouble, je m’engouffre dans la voiture, merci les gras vous êtes des vrais copains !

Je vous conseille donc de participer à cette course. Pour 100€ vous en avez pour votre argent ! C’est vraiment une course à faire au moins une fois dans sa vie ! Je ne comprends cependant encore pas comment font les concurrents de l’UTMB, se sont de vrais athlètes, respect Philippe (et merci pour tes SMS). Merci Rico pour m’avoir fait découvrir ce truc incroyable et merci Olive pour ton assistance, au top comme d’habitude.
 
Allez je bache !
 
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