Actualités‎ > ‎

Altriman : Finishers !!

publié le 15 juil. 2012 à 13:12 par Philippe G.   [ mis à jour : 15 juil. 2012 à 13:25 ]


Quelques mots de Gérald :

MAGIQUE!!!!!!
Bravo aux ironmen du week-end.
GG homme en carton



Le récit de Philippe :

Quelques mots donc à propos de cet altriman., vraiment une course unique en son genre, les vélos et roues aéros laissent la place à la sobriété des vélos de montagne, pas de flonflons, le premier et le dernier sont traités et encouragés de la même facon… Un truc à faire en groupe/club, éventuellement en famille ( sur 2 jours, en sus du format IM, il y a un Sprint, un CD, un Half et une traversée de lac à la nage) , bref de quoi contenter tout le monde. Quelques barjots que je cotoie depuis 10/12 ans s’y étaient donnés RV, donc je me suis dit pourquoi pas ? Gérald m’a fait le grand plaisir de venir également.
Dans le parc à vélo, un peu champêtre, le premier triathlète qui me tombe dessus me demande quand « on » relance le défi mondial d’endurance du fontanil (il avait fait le triple à l’époque) : bref à l’altriman , y’a pas mal de baroudeurs… 
L’ambiance le samedi soir est peu stressante, sur fond de panne générale d’Orange qui nous empêche de rassurer nos proches. La brume est tombée sur le lac, il fait froid, brrrr , qu’est ce qu’on fait là. Mais bon je sais que tout ce stress disparaitra dès les premiers mètres de la natation.

Lendemain matin, nuit pas terrible, 5h40, on part pour 2 boucles de 1900m. Je fais un bon premier tour, 35’ , puis dans le second , je vois passer des bonnets rouges de tous les cotés, sans avoir l’impression d’avoir ralenti : tout faux, je mettrai 4’ de plus. Sortie de l’eau en 1h14 (8’ de plus qu’à Embrun il y a 2 ans , bizarre), puis changement complet. Je ne dois pas avoir fait une mauvaise nat quand même sortant en fin de 1er tiers des participants. J’ai décidé de faire le vélo au sec, avec cuissard vélo et la veste thermique du club (merci Mathieu). Transition pas trop mauvaise en 6’.

Le vélo c’est le juge de paix, avec des routes pourries au début (la DDE a mis des gravillons 2 jours avant…), un gros morceau qu’est le Port de Pailhères avant la mi course , puis des difficultés qui vont en croissant. Globalement, au briefing la veille, Benoit l’organisateur nous a mis en garde que la course commence au km 136. Bref je gère jusqu’au km 68, là où un 1er ravito perso me permet d’apprécier un sandwich préparé la veille et d’échanger la thermique, contre une tenue plus light. J’ai à cet endroit 1h d’avance sur les barrières horaires. 2nd tiers de course, c’est Pailhères et ses superbes paysages, ses chevaux en liberté (GG a du avoir du mal à ne pas s’attarder), puis le col de Chioula , moins dur/long, mais en plein cagnard, avant quelques passages un peu plus rectilignes, où j’apprécie le prolongateur et suis tout surpris avec 120 km dans les jambes de pouvoir rouler entre 36 et 38km/h. Km 136, c’est donc là que la course commence, je n’ai plus que 20’ d’avance sur les barrières et il me reste 4h pour venir à bout des 60 derniers kms , globalement montant (reste 1800mD+ et un p…tain de vent de face sur les 20 derniers kms lorsqu’on atteindra le plateau). Le col de Garabel (20km) est éprouvant. La cote de Carcanières (3 km à 12/13%) me casse les pattes , avant un dernier coup de cul près du ravito du km 170. Reste 24km et 1h15… Là j’ai bien cru passer à la trappe, et je ne sais pas où j’ai trouvé les ressources de pousser quelques pointes couchés sur le vélo dans le faux plat face au vent . Bref, je pose le vélo 10’ avant la barrière horaire (laquelle sera repoussée de 30’ au final  ).

Je me change , vire le cuissard, enfile la tri fonction orange et c’est parti assez rapidement . Je croise mon pote « le Papy » qui se faisait du souci pour moi , et qui sait que là rien ne peut plus arriver . Ce marathon, même s’il est un peu plus dur que celui d’Embrun , je vais l’apprécier , m’arrêtant discuter avec les bénévoles formidables à chacun des nombreux ravitos. Bon certes le chrono est peu reluisant (5h19), mais je vais m’efforcer de courir dès que c’est possible, réservant la marche aux passages montants. Je croise les potes, et on s’encourage . Damien, mon pote Nantais (dentiste  ) et finisher à Nice il y a 2 semaines en <11h, fait une grosse perf et se classera 10ème et 1er V2. Il y a aussi Marie, qui gagnera la course féminine (elles n’étaient que 2 au départ) et mon GG qui navigue très loin devant (un manque de lucidité m’avait fait penser à un moment donné qu’il n’était qu’à 5km…) Finalement 23h14, c’est l’arrivée au centre du village des Angles, en musique et sous les applaudissements des potes ; comme chaque finisher, j’ai droit à ma petite photo sous l‘arche, un petit mot au micro et l’accolade de Benoit , l’organisateur en chef, présent à chacune des arrivées des 4 triathlons organisés dans le week-end… On attend Marie , la 1ère féminine, puis on récupère les vélos au parc à 1h du mat , avant une nuit à pas trop bien dormir, et un dimanche à buller sur place (spectateur du half et du CD, paella géante, etc …)
Sur les 105 inscrits, et une centaine de partants, 66 iront au bout ; je termine 43ème en reprenant 16 places sur la partie course à pied, qui est passée quasi comme une lettre à la poste , et où j’ai vraiment profité après le stress du vélo.

Quelques chiffres : - Vélo : bu 8l en 10h50 (mixte de hydrixir salé tomate/ eau sur le vélo et 2 verres de coca aux ravitos). 2 sandwiches. 3 ou 4 barres sucrées et quelques tucs. - Cap : bu 4l en 5h20 , soit 1 verre de coca et 1 verre d’eau gazeuse à chaque ravito (tous les 2 kms). Pas de ravito solide.

Altriman en 17h30, Embrun en 14h40, il serait temps que Mr Iacono réimprime ses tee shirts finishers avec « Embrunman the hardest triathlon in the world » :)


Comments