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2 Salamandres à l'EMBRUNMAN.

publié le 20 août 2013 à 06:46 par Sébastien E.
Comme prévu 2 athlètes du Fontanil se sont projetés sur le mythique Embrunman 2013 qui fêtait ses 30 ans. Vincent et Hervé sont motivés pour réaliser leur rêve: franchir la ligne d'arrivée.

Malheureusement, 1 seul d'entre eux a pu y parvenir, c'est Vincent en 17h.
Que se fût difficile......

Compte rendu de l'intéressé:

Pour mon troisième triathlon, le premier en solo, j’ai donc choisi celui qui me trotte dans la tête depuis quelques années : l’Embrunman.

Sachant que, de toute façon, je ne jouerai jamais les premières places lors des compétitions en générale, j’essaie de trouver des trucs originaux ou on peut prendre du plaisir en regardant le paysage. (Grand-Duc, UTMB…)

Restait plus qu’à apprendre à nager…

2 ans plus tard, suite à une petite phrase de Philippe (LtBlueb) : ‘profites en pendant que tu n’as mal nul part’, me voici inscrit sur un coup de tête.

Commence une période de gros doutes, qui ce poursuivie jusqu’à la veille du 15 aout. Le pire instant fut le 14 aout au soir lorsque je vis difficilement la dernière bouée sur le plan d’eau tant elle était loin… je suis allé me coucher. J’ai dormi comme un bébé : me réveillant en pleurant toutes les 2 heures. (Là j’exagère un peu)

Il m’a fallu aussi concilier avec une vie de famille, et mon travail. Bilan de mon ‘entrainement’ : 1700km en vélo (seulement, mais pas de plat) et 900km en course à pied en 2013, plus des séances de piscines interminables…

Le briefing : Que des extraterrestre de la famille des ‘sans poil’. Punaise, qu’est ce je fous là ? On nous annonce que l’eau étant chaude 22.5°C, ils réfléchissent à interdire la combinaison… là c’est clair, sans combinaison je suis mort noyé. Heureusement mon meurtre n’aura pas lieu. La combinaison restera autorisée.

La natation : Pris dans l’action, j’évite de réfléchir sur la ligne de départ : enfin l’heure de vérité va sonner, et puis … elle sonna. Je n’avais jamais nagé dans un banc de thon la nuit au milieu des algues. C’’est chose faite. Au bout de 50m, à bout de souffle, je me suis retrouvé à nager la brasse comme ma grand-mère. Même la brasse coulé je ne pouvais pas tant j’étais oppressé. Il m’a fallu un quart de tour pour me remettre et prendre un rythme normal, alternant le ‘bien nager à la Johnny’ et la brasse pour me repérer dans le brouillard intégrale de mes lunettes. J’avais prévu 1h30, je sors en 1h25. Première étape franchie. Merci Johnny !

Le vélo : J’ai suivis les conseils d’el Président, je passe ne mode cyclotourisme. Mon meilleur ami fut mon 30x24 ce qui m’a permis de ne jamais forcer (ou presque) et profiter des paysages magnifiques du coin. (Bien que moins beaux que part ici, n’est-ce pas Rico ?) J’ai bien sûr dû aussi gérer des douleurs classiques mais contrôlables. Gros bémol sur les ravitaillements ne proposant que du sucré et rien de consistant. Comment tenir une journée en ne mangeant que des bananes ? La suite confirma mes doutes. J’avais prévu 9h30, je fini en 9h20, a une demi-heure de la barrière horaire.

Un grand merci à Mika et Nath’ qui m’ont encouragé au sommet de l’Izoard puis suivi un bout de chemin en moto. C’est bon pour le moral !

Le Marathon : Je descends de mon vélo, et commence à courir. Et là miracle : pas de douleur, rien. Je me fixe 10km/h ne croyant pas au miracle permanant. En effet, après 10km impossible de m’alimenter et de boire. Plus rien ne rentre. Je crains maintenant la vraie défaillance, il reste 32km tout le même. Je décide poursuivre en marchant tout en m’aspergeant copieusement à chaque ravitaillement. Je redoute la barrière horaire de 20h. Mais je fini le premier tour à 19h30. Là je sais que j’irais jusqu’au bout, ou alors il faudra m’abattre, personne ne le fis. Je marche dans la nuit pendant 2 heures entre les applaudissements, concurrents à la dérive et véhicule de secours. Je fais les derniers kilomètres en discutant avec un compagnon d’infortune. Que du bonheur (quoi que les jambes un peu lourdes J…) et pour couronner le tout, l’organisation tire un feu d’artifice pour mon arrivée à 23h. (À moins que ce ne soit pour les 30 ans de l’Embrunman). Je mets environ 6h, j’avais espéré 5h, mais j’ai préféré assurer plutôt que de tout perdre.

Bilan : 17 :00 :02, j’ai bien moins souffert que sur certains Grand-Duc, cela restera un super souvenir.

Maintenant ? : 15 jours de repos, et me voilà sur l’Echappé-Belle, mais j’avoue, je m’y suis inscrit car je n’avais pas prévu de finir EmbrunJ. On verra bien, là je le fais uniquement pour profiter.

Mon rêve ? : Hawaï bien sûr ; mais pour ça il faut gagner à la loterie, et ce n’est pas gagné.

Remerciement : à ma famille de m’avoir supporté, à vous tous pour m’avoir soutenu et motivé.
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